Ce n’est jamais de gaité de cœur que nous venons faire notre enquête au Gaité… Si vous vous hasardez ici, partout ailleurs dans le monde vous semblera hyper clean… Mais comment peut-on venir ici si on aime jouir d’un minimum de propreté ? A notre humble avis, sa seule bonne raison d’être est qu’il accueille une clientèle que l’on est content de ne pas croiser ailleurs. A l’entrée, on vous remet une clef et un peignoir rêche souvent déchiré pour ensuite, se retrouver devant un vestiaire exigu et délabré… Dès les premiers instants, nous sentons une forte odeur de pieds dégagée par cette très vieille moquette qui n’a sans doute jamais vu une shampouineuse… Au rez-de-chaussée, une banquette fait face à une télé branchée TF1… Mais pour oser poser son cul quelque part, il ne faut vraiment pas être regardant ou alors, être vacciné contre tout… A l’étage, c’est un réduit, avec toujours son gros pavé de savon de Marseille, qui sert de douche. Juste à côté, un sauna qui peut accueillir six personnes mais si un couple entre, du moins s’il y en a un, une meute d’une douzaine de « morts de faim » jouera des coudes pour se faire une place. Un peu plus loin, dans une grande pièce peu éclairée, nous découvrons des paillasses à gang-bang pour le cas où une « gourmande » s’y risquerait. En prenant un escalier un peu raide, nous arrivons dans les combles mais là cher lecteur, comme pour le sous-sol, nous n’avons pas pu aller plus loin car cette odeur de foutre, de transpiration et de pieds est à deux doigts de nous faire gerber… En clair, le Gaité, ce n’est pas la joie… |